Le système Cospas-Sarsat à 121,5 MHz


A cause des limitations du système 121,5 MHz et de l'impact negatif du nombre élevé des fausses alertes sur les services SAR, le traitement par satellite des émissions 121,5/243 MHz cessera le 1 février 2009. [en savoir plus]

Le système Cospas-Sarsat detecte et localise les balises de détresse opérant à 121,5 MHz et à 406 MHz.

Le système à 121,5 MHz est composé de :

  • balises de détresse à 121,5 MHz;

  • satellites en orbite polaire du système LEOSAR Cospas-Sarsat ; et

  • stations terriennes de réception du système LEOSAR, dénommées LEOLUT.

La fréquence à 121,5 MHz est une fréquence aéronautique d'urgence. Les radiobalises à 121,5 MHz furent développées dans les années soixante-dix en vue de leur installation à bord d'aéronefs; on les appelle émetteurs de localisation d'urgence (ELT). Elles peuvent aussi être utilisées à bord des navires sous le nom de radiobalises de localisation de sinistre (RLS ou EPIRB), ou encore comme balises de localisation personnelle (PLB). Ces balises émettent des signaux qui sont relayés par les satellites LEOSAR Cospas-Sarsat aux LEOLUT Cospas-Sarsat qui traitent les signaux pour calculer la position de la balise. L'alerte consiste à calculer la position de l'émetteur et à la relayer ensuite par l'intermédiaire d'un centre de contrôle de mission (MCC) aux points de contact SAR appropriés (SPOC/SAR Points of Contact) ou aux centres de coordination de sauvetage (RCC / Rescue Co-ordination Centre).

La localisation Doppler (utilisant le mouvement relatif du satellite par rapport à la balise) est le moyen utilisé pour localiser ces dispositifs très simples. Pour optimiser la performance Doppler, on utilise des satellites en orbite quasi polaire de faible altitude. Toutefois, la précision de la localisation des balises à 121,5 MHz n'est pas aussi bonne que celle obtenue avec les balises à 406 MHz parce que ces balises d'une génération plus ancienne ont des performances de stabilité de fréquence relativement médiocres. La faible altitude des satellites se traduit par de faibles besoins en puissance sur la liaison montante, un décalage Doppler marqué et des intervalles courts entre les passages successifs du satellite. L'orbite quasi polaire permet d'assurer la couverture de la totalité du globe, mais les alertes à 121,5 MHz ne sont produites que si le satellite peut "voir" simultanément la balise et une LEOLUT pendant une certaine période. Cette contrainte du système à 121,5 MHz limite la couverture utile à zone géographique d'un rayon d'environ 3.000 km autour de chaque LUT. De plus, la technique de traitement Doppler fournit deux positions pour chaque balise : la position vraie et son image relative à la trace au sol du satellite. Dans le cas des balises à 121,5 MHz, un deuxième passage du satellite est normalement nécessaire pour résoudre cette ambiguité.

La figure ci-contre illustre un satellite LEOSAR en orbite terrestre dont le champ de vision instantanée est indiqué par le cercle rouge. Dans cet exemple, on voit que la balise située dans la zone Atlantique nord se trouve dans la zone de couverture de la LEOLUT située sur la côte nord ouest de l'Afrique, alors que les deux autres balises illustrées aux extrémités sud de 'Amérique du Sud et de l'Afrique sont à l'extérieur de cette couverture.

Le mode de couverture locale à 121,5 MHz s'est révélé très efficace pour la transmission rapide des données d'alerte et de localisation relatives aux nombreuses de balises de détresse à 121,5MHz en existence. Néanmoins, les caractéristiques d'émission de ces balises ne permettent pas le traitement du signal à bord du satellite qui serait nécessaire pour une couverture globale de la terre. De plus, le système n'est généralement pas en mesure de faire la distinction entre une émission provenant d'une balise de détresse à 121,5 MHz et un autre signal à 121,5 MHz. Cette limite résulte en un grand nombre de fausses alertes sous forme de localisations Doppler qui ne correspondent pas à des balises de détresse.